Buenos Aires... por fin !
Jeudi 21 mars - 08h45
Hi Hostels Suites - Charcas 4752 - Palermo - BUENOS AIRES
Salle tv et ptit déj'
J'ai fait ma valise dans le respect des contraintes ; numérique et pondérale (1 bagage – 20 kg) et entamé mon voyage de bonne heure
Merci à Papy et Mamie pour le dernier déjeuner en famille avec Maman, Thomas (merci d'être venu !), Marion et Margaux
Départ de Saint-Malo à 13:15
Arrivée à Rennes à 14:00
Départ de Rennes à 14:30
Arrivée à Paris CDG à 17:30
Enregistrement bagage à 19:00
"Vous n'avez qu'un bagage ?
- Oui ; je n'ai pas le choix.
- Ah mais si ! Vous avez droit à 2 bagages de 23 kg chacun."
C'est utile de le savoir au moment de l'enregistrement !
Diner, Passage en zone sous douane, Embarquement, Décollage
Merci à ceux qui m'ont appelée une dernière fois avant le décollage
Brieg, Charlo, Jean-Malo, Anne-Laure
Un clin d'œil à Nathalie, qui fera la une d'un prochain article. Suspense…
J'ai mal dormi mais j'ai écouté de la bonne musique grâce à l'écran tactile multimédia d'Air France. Yael Naim, Micky Green, Lhasa (pensées pour Marion), etc.
Arrivée à l'aéroport (08:00 – 09:00), j'ai détesté l'agression des taxis. Déjà que l'matin faut pas m'parler, alors m'sauter d'ssus encore moins ! Je me suis quand même renseignée sur les tarifs et suis passée de 105 ARS à 95, puis 92. A l'extérieur on passait à 88 ARS. Manu m'avait dit de ne pas dépasser les 70 mais je n'avais aucune envie de négocier
J'ai donc acheté un petit plan pratique et ai pris le colectivo 86. Je doute que ça ait été l'idée la plus brillante de la journée, disons que ça ne m'a pas donné à voir la meilleure facette de Buenos Aires, sachant que ce bus traverse la banlieue ! Peut-être qu'elle n'est pas pire que celle de Sao Paulo ou que celle de Paris n'est pas mieux, mais putain c'que c'est triste ! C'est peut-être comparable au contraste entre Riga et la banlieue lettone, du moins à ce que j'ai pu en voir. L'état des immeubles peut faire penser à ces anciens bâtiments de l'Union Soviétique laissés à l'abandon, sauf que ceux de la banlieue de Buenos Aires sont occupés.
"ENSEMBLE pour une ville propre - Gouvernement de Buenos Aires"
Arrivée dans le Centre, le bus traverse l'Avenida 9 de julio, puis la Plaza de Mayo, c'est magnifique, grandiose. L'architecture est impressionnante, et encore, je n'ai qu'entraperçu ces lieux, qui feront l'objet de visites plus approfondies.
Plaza de Mayo, je prends le métro. Les rames de la linea A sont d'une autre époque. Malheureusement, je n'ai fait qu'une station dans cette machine à remonter le temps avant mon changement pour la linea D, et mon arrêt à Palermo, Avenida Santa Fe. Quand j'arrive à l'auberge il est 13:00…
17:00, heure française, soit 28h après mon départ de Saint-Malo… Pour revenir à ce que disait Daphné quant au fait que 27h de vol entre Buenos Aires et Bombay (dans l'optique de la fête du mariage de ma cousine Tiphaine et de son mari Amit) ça m'arrête, la réponse est et reste OUI ! Parce que 27h de vol déjà en soit c'est long mais quand il faut compter le pré et le post transport en plus, définitivement, trop c'est trop !
Les images qui m'ont marquée et qui me reviennent sont celles des kioscos de banlieue, ces baraques de taule à chaque arrêt de bus. Les carrosseries sur roues qui tournent encore mais qui, contrairement au Mexique, ne sont pas des Volkswagen mais plutôt des FIAT (immigration italienne et son influence).
J'ai été méchamment surprise de retrouver pauvreté et misère, comme dans les rues de Puebla ; femmes et enfants mendiant. J'ai vu une petite fille allongée par terre en train de téter un biberon vide, le visage noir de crasse et la couche pleine… Je ne veux pas en faire des tonnes mais ce sont des images qui choquent. Ou peut-être que le plus choquant c'est de passer et de me faire la réflexion comme quoi j'aurais préféré ne pas voir ça, en tant que petite française égoïste, pour préserver ma sensibilité, plutôt que de penser à leur réalité.
"Je ne sais pas si Dieu existe. Mais s'il existe, j'espère qu'il a une bonne excuse" Woody Allen
C'est l'automne, il fait 26°C...
"Il me semble que la misère, serait moins pénible au soleil"